vendredi 29 octobre 2010

le disque est un manuscrit




À l'origine, ce devait être un simple EP. En parlant de ce disque avec Guillaume (bassiste de Rome Buyce Night, et réelle tête pensante de notre label Zéro Égal Petit Intérieur, ou maître d'œuvre, comme on voudra), nous avons eu l'idée d'en faire un LP qui n'existerait qu'en version disque, reprenant les titres du EP, ainsi que quelques titres de — Pourtant, nous avons, avec soin, cueilli quelques croquis pour votre album vorace (à cette occasion, il est aussi diffusé en version numérique), qui n'avait été fabriqué qu'à quelques exemplaires (vingt-sept, si mes souvenirs sont exacts, à la main, avec un autre Guillaume, tout aussi précieux, mais c'est — déjà ? déjà ! — une autre histoire), et donnés de la main à la main.

C'est le premier disque que j'ai publié chez un label. J'aimais diffuser les précédents dans le cercle restreint de mes amis. C'étaient comme des mots doux ; en quelque sorte. Celui-ci est différent, mais l'idée est la même : faire les choses chez moi. À ceci près que, cette fois, l'intérieur est mis à l'extérieur.

mercredi 2 décembre 2009

#1

Quelques mois (depuis la fin du mois d'août, précisément) que je cherche à faire quelque chose de ces images, qui n'ont peut-être pas une grande valeur artistique, mais qui ont un sens : le sens du trajet retour de Marseille à Paris, la fin de l'été, la fin de la Méditerranée, l'abandon d'un lieu pour un autre, les différents sens que chacun de ces lieux a, l'opposition Marseille/Paris que je traverse depuis plus de quatre ans maintenant (je m'y étais été déjà essayé alors que je passais les oraux de l'agrégation de philosophie — tentative qui s'était soldée par un échec et, finalement, sans même le moindre regret).

En termes volontairement naïfs : la fin de l'insouciance.

Peut-être même : c'est ce trajet que je ne cesse de faire depuis que je suis né (naître au bord de la Méditerranée, vivre quelques années au nord de la France puis de nouveau au sud, puis de nouveau au nord).

À force de faire ces trajets, je ne sais plus, à vrai dire, dans quel sens est l'allée et dans quel sens est le retour. À chaque fois, je sais. À chaque fois, je crois savoir. À chaque fois, je ne sais plus. À chaque fois, je sais à nouveau. À chaque fois, le sens, c'est dans les deux sens : d'où je viens et où je viens. Ces images ont ce sens-là.

Elles ont encore celui-ci : ce que l'on fait pendant ces trajets. Lire. Dans le TGV Marseille-Paris-Marseille-Paris, etc. je ne fais que ça : lire et lire encore. Écrire et penser à quelques images, aussi. Mais surtout lire. Ce jour-là, je lisais ce livre de Hervé Guibert, dont je n'imaginais pas avant de l'acquérir que je penserais un jour à seulement penser le lire un jour.

Les trois : les images, le trajet et la musique n'ont que des rapports très lâches entre eux. Pourtant, ils sont indissociables.

C'est comme ça.




dimanche 28 juin 2009

On peut lire sur dMute.net, la critique de pourtant nous avons, avec soin cueilli quelques croquis pour votre album vorace.
On peut, en outre, écouter quelque nouveauté à l'adresse suivante : fauxpapier.tumblr.com

samedi 26 janvier 2008

vendredi 4 janvier 2008